Depuis trois ans, la propriété de Jean Merlaut, second grand cru classé en 1855, développe l’accueil à la propriété. Une équipe de quatre personnes y travaille à l’année.
«Ce ne sont pas des guides touristiques. Avant toute chose, c’est une équipe qui connaît le vin. Tout au long de l’année, elle participe à l’évolution de la propriété. Et ils sont là pour faire partager aux visiteurs ce que l’on vit au quotidien, un peu de l’intimité de Gruaud Larose ». JJean Merlaut, le propriétaire de ce second grand cru classé en 1855 de l’appellation Saint-Julien, a fait de l’œnotourisme un axe de travail prioritaire.
« Aujourd’hui, nous avons quatre personnes à l’année. Elles sont là pour l’accueil, les visites et les dégustations à thème. Si vous venez à plusieurs reprises chez nous, nous sommes en capacité de vous faire découvrir des choses nouvelles à chaque fois ».
Il y a trois ans, en créant au sein du château la société Gruaud Larose Œnotourisme, le patron de cette élégante propriété a décidé de se donner les moyens de faire vivre et communiquer son « trésor » à l’extérieur.
“Embora o impacto seja difícil de mensurar, esta política de acolhimento contribui bem para a reputação do Château. Claro que sim. As pessoas que visitaram Gruaud tornam-se embaixadores potenciais. O aspecto da comunicação tornou-se essencial hoje. É preciso se atualizar aos tempos de hoje”, argumenta Jean Merlaut.
Une progression importante
Si le chiffre d’affaires de la société Œnotourisme reste marginal en 2011, les prévisions pour la saison 2012 annoncent une évolution importante. Jean Merlaut a aussi conscience qu’une phase d’investissements est nécessaire. La raison pour laquelle, il a décidé d’étoffer son équipe œnotourisme. Maisa Mansion, la responsable de cette jeune société, dirige depuis peu une équipe de trois personnes dont la moyenne d’âge est de 30 ans. Le groupe travaille à élaborer une stratégie de développement, à faire évoluer les visites, à rendre le château toujours plus attractif.
« En 2011, nous avons reçu 5 500 visiteurs à Gruaud. C’est 50 % de plus en l’espace d’un an. Le pic de fréquentation se situe entre juin et septembre. Mais nous commençons aussi à voir arriver un peu plus de monde le reste de l’année. Le château est toujours ouvert. L’hiver, nous cherchons à proposer d’autres visites et animations, comme un atelier cuisine, des cours de dégustation. Pour ceux qui veulent découvrir la propriété, c’est une période privilégiée », explique Maisa Mansion.
Dans le détail, et pour 2011, Graud Larose Œnotourisme a reçu à 36 % des francophones, 33 % des anglophones. L’Asie, avec la Chine essentiellement, représente 9 % du passage. « Et ils sont toujours plus nombreux », relève Maisa. Il y a ensuite les Allemands, les Hollandais, et des personnes qui arrivent d’Amérique du Sud et d’autres pays. Le « produit » phare pour les visites est appelé « Chemin Blanc ». Une randonnée durant laquelle toute l’histoire de la propriété (du XVIIIe siècle à nos jours) est racontée, pour finir dans les chais et par la dégustation de trois vins.
Atelier vendanges
La sortie dure deux heures. « L’incontournable », une escapade plus courte, est vendue à un tarif de 15 euros en visite privative et 8 euros en groupe. Une politique tarifaire qui se veut accessible au plus grand nombre, et dans l’esprit d’ouverture que revendiquent Jean Merlaut et son équipe. Dans le programme, un atelier vendange, mais aussi un réceptif pour des séminaires, des cocktails, des déjeuners ou des dîners sont possibles dans les murs du château Gruaud Larose.
« La société évolue. On voyage plus facilement. Les gens éprouvent davantage le besoin d’avoir leur propre expérience, de voir par eux-mêmes. L’œnotourisme, j’y crois beaucoup », dit Jean Merlaut. Et le viticulteur de conclure :
« Le vin, c’est le partage, un autre langage aussi. Un moyen d’expression, avec ses codes, qui permet de faire passer des messages ». Une petite musique que l’équipe de Gruaud Larose Œnotourisme s’attache à faire raisonner au-delà des frontières.
